La vie Communale

Le Château d'Anthenaise

Le château est un ancien manoir fortifié. René de la Haie, seigneur d'Anthenaise, fait entièrement reconstruire le château entre 1605 et 1644 et y vit de manière luxueuse. Le portail d'entrée, autrefois complété par un pont-levis, est orné de six écussons aux armoiries de Marie Le Maslin, épouse de René d'Anthenaise. René de la Haie fit ensuite construire une chapelle dans l’enceinte du château où quelques mariages eurent lieu.

En 1642, il épouse en seconde noce Marie de Montesson. Mort en 1644 sans enfant, il est enterré dans l'église de la Chapelle Anthenaise.

Le domaine passe à sa petite nièce, qui le vend en 1647 à Ambroise de Fontenailles, seigneur de Marigny et d'Ivoy. Le château est ensuite vendu en 1683 à Jean-Baptiste de Montesson, puis en 1775 à Bruno de Vassé, seigneur de Montesson, et en 1785 à Joseph Martin de la Tramblaie. Aujourd’hui le château ne se visite pas. 


Sources : 

« Dictionnaire de la Mayenne, tome 1» de l’Abbé Angot. Éditions Joseph Floch
« Le patrimoine des communes de la Mayenne », de Chantal Moussay, Jacques Naveau et Patrick Leguennec. Flohic Editions


Le Château de Gresse

Le fief de Gresse est composé de plusieurs domaines: La Chevalerie, La Léhoudière, Les Epuissards, La Cour, La Fornassière et La Thandière. Une chapelle sur la motte entourée de douves est déja signalée au 15e siècle.

Jean-Baptiste Duchemin, détenteur de la seigneurie, fait démolir le manoir en 1760. Il fait alors reconstruire un nouveau château comprenant un corps de logis et quatre pavillons dont deux dans le jardin.

Le manoir est à nouveau rebati vers 1875 pour M. de Vauguyon, mais il ne sera qu'à moitié achevé.

Le château de Gresse dispose de peintures murales: cette oeuvre est composée de 6 panneaux représentant des armoiries, des saints et sainte Marthe triomphant du dragon.


L'Eglise Notre-Dame-du-Mont-Carmel

L'église primitive d'origine romane fut détruite dans la 2nde moitié du 19e siècle. Elle possédait une chapelle seigneuriale dont l'autel est suprimée en 1784, ainsi qu'une chapelle de l'Ange-Gardien et une chapelle de Saint-Avit.

La nouvelle église, reconstruite transversalement à la première, est l'oeuvre de l'architecte Eugenie Joseph Hawke, à la demande du prêtre de la paroisse Fouilleul. Commencée en 1876, elle est consacrée en 1881. Le même architecte bâtit le perron donnant accès à la porte principale en 1884 et la sacristie en 1887.

A l'intérieur, la nef est bordée de contreforts saillants formant une sorte de déambulatoire. La chair à précher réalisée par Blottière et ses neveux, menuisiers au Mans, en 1879 est décorée de 3 statuettes en demi-relief: le Christ, Saint Jean et Saint Pierre. Les confessionnaux ne sont ni signés, ni datés, mais ils ont sans doute été réalisés par le même atelier et à la même époque que la chaire à prêcher. 2 ensembles de 3 verrières à personnages, datant de 1883, sont l' oeuvre de Champigneule, peintre-verrier à Bar-le-Duc. C'est 2 ensembles représentent pour l'un, au centre, la Vierge remettant le scapulaire à Saint Simon Stock et les baies latérales représentent, à gauche, Sainte Madeleine et à droite, Sainte Apollonie tenant une tenaille et une palme. Pour l'autre, la baie centrale représente Tobie et l' Ange et les baies latérales représentent, à gauche, Saint Léon et à droite, Saint Augustin tenant un coeur enflammé et le livre Civitate Dei. Les personnages prennent place sous des dais architecturés.


La Chapelle Saint Aubin

Selon la légende, cette chapelle serait érigée sur l'emplacement d'un rocher qu'un boeuf de la ferme voisine venait sans cesse lécher. Il refusait de manger, mais était cependant le plus gras du troupeau. En soulevant la pierre, les fermiers auraient trouvé une statue de Saint Aubin. Une première chapelle est donc élevée au début du XVIIe siècle.

Situé sur les bords d'une ancienne voie gallo-romaine, cet emplacement est en réalité un ancien lieu de culte païen qui a été christianisé.

Entièrement détruite en 1850, la chapelle est rebâtie par les propriètaires de la ferme , mais est deux fois moins longue que l'édifice primitif.

A l'intérieur, une statue représente Saint Aubin, vêtu d'une chape mauve et d'un surplis blanc, avec un livre rouge à ferrure jaune à la main.


La Croix Hosannière dit Croix Bouassé

Située devant le cimetière, il s'agit d'une croix monumentale avec un autel portant la date de 1771. La base de la croix est formée de plusieurs pierres tombales en granit du 12e et 13e siècle, provenant de l'ancienne église de Louverné, selon l'Abbé Angot.

Il était d'usage d'y déposer les cerceuils apportés de l'église. Sur le socle, on devine encore deux écus d'émaux connus, à droite: "de gueules à la croix d'or", à gauche: "de gueule à six annelets d'or" pouvant appartenir aux familles de la Chapelle-Rainsouin et de Prunelé.